Pardon My French

Pour célébrer la St-Jean-Baptiste, Julie Leboeuf, une étudiante francophone en Psychologie, nous parle de son parcours universitaire et des raisons qui l’ont poussée à choisir #Ubishops 💜

Julie Leboeuf

Je ne vous apprends probablement rien de nouveau en vous disant que le choix de l’université où nous allons étudier pour les trois ou quatre prochaines années, si ce n’est pas davantage, est une source de stress, et je ne suis certainement pas une exception à cette règle. Du haut de mes 19 ans, j’avais initialement fait le choix d’aller à l’université en français comme je craignais que mon anglais ne soit pas de calibre pour des études supérieures. J’avais également choisi une université où la maitrise et le doctorat en psychologie étaient offerts, croyant naïvement que j’allais être en mesure d’établir des relations avec mes professeurs, et que cela allait m’aider dans mon cheminement universitaire. Il ne m’a fallu que cinq semaines pour réaliser que cet environnement ne correspondait pas à mes attentes. J’ai compris que chaque personne recherche une expérience universitaire unique et enrichissante, et que même si cet établissement convenait à bien d’autres, il n’était pas ce que je recherchais.

J’ai donc entrepris mes études à l’Université Bishop’s au semestre d’hiver, alors que la plupart des autres étudiants et étudiantes avaient déjà dans leur poche une session entière au cours de laquelle ils se sont familiarisés avec l’environnement et ont tissé des liens entre eux. Je ne vous cacherai pas que j’étais inquiète à l’idée de ne pas être capable de m’intégrer aussi facilement que si j’étais arrivée en septembre, et que je n’appréhendais pas le changement d’environnement avec beaucoup d’enthousiasme. Heureusement pour moi, toutes ces peurs étaient infondées. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque, lors de mon premier cours, la classe était si petite que la professeure a pris le temps de nous demander nos noms, nos intérêts, et la raison pour laquelle nous avions choisi son cours. Cela faisait changement des grands auditoriums de cinq cent personnes. J’ai tout de suite su que je n’aurais pas de difficulté à faire ma place. La communauté de l’Université Bishop’s est tissée serrée et on s’y sent comme dans une famille, on s’y sent comme à la maison.

Mon intégration sociale s’est faite rapidement, particulièrement grâce aux petites classes et aux différents clubs qui sont faciles d’accès, et mon intégration académique fut tout aussi aisée.

Au terme de mon premier semestre, on me demandait déjà de me joindre à un laboratoire de recherche en psychologie. C’est un autre avantage qu’une université majoritairement axée sur des programmes de premier cycle avec un modèle d’éducation libérale possède : toutes les opportunités qui sont normalement offertes aux étudiant(e)s de 2e ou 3e cycle reviennent aux étudiant(e)s du premier cycle, ce qui peut faire une différence positive lors de la demande d’admission pour des études aux cycles supérieurs. Être auxiliaire de recherche ou d’enseignement, rencontrer personnellement des invités et des conférenciers, et présenter des projets de recherche à des conférences internationales sont tous des exemples d’opportunités qui sont accessibles aux étudiant(e)s à Bishop’s, et ce parfois dès leur première année d’études. Tout cela est rendu possible grâce au nombre restreint d’étudiants par classe qui permet d’établir des relations étroites et personnelles avec les professeurs. À Bishop’s, les professeurs nous connaissent par notre nom, savent qui sont nos meilleurs amis, et apprennent réellement à nous connaître. Ici, où chaque échange est personnalisé, je me sens valorisée dans mon individualité.

Le fait que je sois francophone, et que l’anglais ne soit que ma langue
seconde, ne m’a aucunement nui; au contraire, je dirais même que cela m’a aidée. Être bilingue est un énorme avantage qui m’a permis de me joindre à un laboratoire de recherche et à l’équipe d’ambassadeurs de l’école. On m’a également demandé de me servir de ma langue maternelle dans certains évènements à l’école, où j’ai dû, par exemple, faire la présentation d’une conférencière. Après ces quelques années à étudier en anglais, je suis fière de dire que je me suis énormément améliorée, tant à l’oral qu’à l’écrit. Le support qui est offert ici pour les étudiants francophones a joué un grand rôle dans ma réussite. J’aurai toujours un accent francophone, mais je n’ai jamais reçu de commentaires désobligeants à ce sujet. À l’inverse, beaucoup d’anglophones me disent que mon anglais est bien meilleur que leur français. Une ambiance de respect règne à l’Université Bishop’s; la culture n’a pas de langue, et ce sont les différences qui nous unissent.

Pour plus d’informations sur la vie étudiante à Bishop’s, visitez https://www.ubishops.ca/fr/etudiants-actuels-futurs-etudiants/etudiants-et-vie-sur-le-campus/

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